Pourquoi le climat influe beaucoup la qualité du whisky ?

Il existe une multitude de facteurs qui influent sur la qualité du whisky. L’un des plus importants : le climat ! Mais pourquoi ça ? On vous explique tout !

Le whisky est l’alcool tendance depuis quelques années. Il fait un carton aussi bien au niveau des amateurs de saveurs, de cocktails mais aussi auprès des investisseurs. En achetant une bouteille d’un whisky de grande qualité, vous pouvez réaliser une bonne opération financière. Si vous ne connaissez pas grand chose au monde du whisky, vous pouvez faire appel à des experts, ils vous conseilleront sur les meilleurs investissements à réaliser dans l’univers du whisky.

Pourquoi le climat est-il si important ?

Les îles britanniques, plus précisément l’Écosse et l’Irlande, sont le berceau traditionnel du whisky de malt. Il est difficile d’imaginer un climat plus modéré. Les températures annuelles moyennes les plus basses et les plus hautes à Glasgow sont de 36 à 66°F, soit une fourchette de seulement 30 degrés.

L’humidité oscille toute l’année entre 70 et 90 %. Ce climat lent et régulier, associé à la préférence des Écossais pour les saveurs atténuées des fûts usagés, permet de faire vieillir avec succès le whisky écossais pendant très, très longtemps.

Jusqu’ici, l’Ecosse ou l’Irlande propose le climat idéal pour la production d’un whisky de grande qualité. Ce n’est pas pour rien que ce sont les régions de naissance de cette boisson de légende.

Différents climats pour plus de variétés de whisky

Mais le monopole de l’Écosse sur le whisky single malt est terminé. Aujourd’hui, le whisky de malt est produit partout dans le monde, y compris dans des endroits où le climat est beaucoup moins clément. On voit par exemple se développer des productions de whisky en Inde et la qualité est au rendez-vous.

Lorsque les températures sont élevées, la maturation est plus rapide et le chêne est extrait plus rapidement. Si votre objectif est de fabriquer un whisky de type écossais avec une délicate impression de chêne et une indication d’âge qui le qualifie pour la conduite, ces facteurs peuvent jouer contre vous. Mais la chaleur présente également des avantages.

Le whisky mûri dans des conditions chaudes a tendance à mûrir plus rapidement en raison de l’interaction accélérée entre l’alcool, le fût et l’air. Ce qui donne un whisky qui se présente comme plus doux et plus souple à un jeune âge.

Quelle est la bonne température pour un bon whisky ?

La science industrielle ne nous donne pas de réponses claires. Nous savons parfaitement que le climat fait la différence. Le tonneau, dans lequel le whisky vieillit, est un moteur catalytique et pour chaque augmentation de température de 8°, vous doublez le taux de réaction. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de recherches ces derniers temps. Cela donne certainement matière à réflexion pour de futurs projets.

Pour mieux vous expliaquer, les single malts d’été chauds sont définis comme ceux fabriqués dans des régions où la température moyenne est supérieure à 21° pendant au moins un mois. Cette distinction est empruntée au système de classification climatique Köppen. Elle est largement utilisée par les climatologues pour classer les climats de la Terre d’un pôle à l’autre.

Il s’agit d’une mesure imparfaite pour le whisky car elle ne reflète que la température moyenne et non la différence entre les hauts et les bas. Néanmoins, c’est un moyen précieux et accepté dans le monde entier pour identifier les grandes tendances climatiques, y compris dans les régions qui sont tout simplement plus chaudes que d’autres.

Les climats comme celui de Wellington sont radicalement différents de ceux de l’Écosse, mais il n’y a aucune raison que les températures élevées ne permettent pas de produire un bon whisky. Prenons par exemple l’industrie du bourbon.

Ainsi, plutôt que de lutter contre les éléments, de nombreux producteurs de malt du monde entier saisissent l’occasion de fabriquer un whisky qui se situe quelque part entre les single malts de climat froid produits par distillation et les whiskies américains de climat chaud produits par distillation comme le bourbon et le seigle. Le résultat est un paysage de single malt qui se diversifie rapidement, rempli de nouvelles saveurs, de nouveaux caractères et de nouvelles façons de penser le whisky.

Un travail sur la levure et les saveurs

Tout comme les êtres humains, les levures commencent à râler lorsque le mercure monte trop haut. Le défi de la fermentation dans un climat plus chaud. L’impact sur la qualité est primordial. On ne peut pas distiller un bon alcool à partir d’une mauvaise fermentation.

Pour lutter contre les échecs de fermentation ou les mauvais goûts dus aux températures élevées, les producteurs de whisky ont mis au point des souches de levure aimant la chaleur. Ils ont aussi installé des refroidisseurs pour garder les petits organismes au frais pendant qu’ils effectuent leur travail de transformation du sucre en alcool.

Même dans le monde familier du scotch single malt, aucune distillerie de whisky n’est exactement identique à une autre. Et avec une liste de distillateurs géographiquement ambitieuse, la diversité des single malts ne cesse de s’accroître. Il se peut que les effets du climat ouvrent la porte à une toute nouvelle dimension du single malt.

Il faut être patient mais le monde du malt va s’enrichir petit à petit avec de nouvelles saveurs. Pour tout buveur de malt, l’avenir s’annonce plutôt bien.

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