Pourquoi un enfant unique est-il si unique ?

Grandir sans frères et sœurs, que ce soit par choix des parents ou pour des raisons plus fortes, est plus ou moins bien vécu par un enfant unique.

Pourquoi culpabilise-t-on de n’avoir qu’un enfant ?

A l’heure où chacun affirme de plus en plus sa volonté de se libérer de la pression sociale, il est encore fréquent de se sentir coupable d’avoir un seul enfant. C’est comme si vous commettiez une erreur de parcours alors que vous étiez sur la voie de la normalité en faisant un premier enfant.

A peine votre bébé a fait ses premiers pas que votre entourage vous demande déjà « alors, le deuxième, c’est pour quand ? ». Vous vous sentez obligés de vous justifier, alors que vous n’avez commis aucune faute, vous avez seulement fait un choix de vie qui vous correspond.

Des enfants un peu déboussolés ?

A la petite enfance, alors que les copains de l’école parlent de leur fratrie, alors que les poèmes du livre de français racontent la famille « parfaite », les enfants uniques sont souvent un peu déboussolés, voire tristes. Cela se traduit par des questions sans fin aux parents, par des silences en classe quand il s’agit de raconter une anecdote familiale ou alors par des difficultés à se faire des amis.

Les enfants uniques sont généralement possessifs, ils n’aiment pas partager leurs jouets, leurs affaires personnelles ou leurs vêtements. Le bon côté des choses, c’est que ces enfants ne connaissent pas la jalousie à la maison, ils ont généralement toute l’attention des parents, ils sont gâtés et obtiennent assez facilement ce qu’ils demandent.

A l’adolescence

Quand ils sont un peu plus grands, vers l’adolescence, les enfants uniques sont confrontés à la vie sociale ; les années lycée sont l’occasion pour ces jeunes de s’ouvrir au monde extérieur et de moins rester seuls.

Néanmoins, l’aspect « solitaire » a du mal à les quitter, ils ont ainsi toujours besoin d’espace vital, de garder un brin de liberté et de ne pas se sentir étouffés, même par un ou une meilleure amie.

La relation avec les parents est souvent très particulière, elle est généralement fusionnelle à un tel point qu’elle peut en devenir envahissante. Les parents sont en effet très attentifs et à l’écoute des moindres soucis de ces enfants, ce qui peut être une source d’équilibre et d’épanouissement, certes, mais peut aussi affaiblir la personnalité des enfants s’ils sont trop assistés ou trop couvés.

Comment éviter le clivage de l’enfant unique ?

Alors comment les enfants uniques peuvent-ils réussir en société ? en couple ? C’est l’entourage qui doit comprendre ces caractères particuliers, ces personnes spéciales. En apparence les enfants uniques peuvent être perçus comme égoïstes, ou égocentriques, mais en fait ils ont juste besoin d’espace.

Au sein d’un couple, le partenaire doit s’adapter et respecter cette volonté de l’autre de s’isoler de temps en temps, ce n’est nullement un manque d’amour mais un refuge dans cette solitude tant adorée.

Les adultes qui n’ont pas eu de frères et sœurs ne sauront peut être jamais ce que ça signifie, mais quand ils aiment ils ne comptent pas. Ils sont formidables en amitié, aussi bien qu’en amour, et gardent vis-à-vis de leurs parents une éternelle âme d’enfant.

Enfant unique : faire face aux idées reçues

Si avoir un enfant est toujours un grand bonheur pour un couple, la question du petit frère ou de la petite sœur surgit très vite dans les discussions familiales ou amicales, et peut engendrer une certaine gêne.

Dès lors que vous annoncez votre décision de n’avoir qu’un enfant, vous devez faire face à une certaine pression basée sur des idées reçues. On vous rappelle que vous risquez de faire de votre fils ou votre fille un enfant-roi, de le gâter beaucoup plus que s’il avait des frères et sœurs.

On vous dit que votre enfant unique aura des difficultés à créer des liens avec les autres, qu’il sera égoïste et pas ouvert sur le monde. Sans le vouloir, on vous fait culpabiliser. Mais aucune étude scientifique n’a prouvé de tels faits, et on sait en revanche que la personnalité et le caractère de l’enfant se forgent en fonction de ce que lui apportent ses parents, en fonction du contexte dans lequel il grandit.

En tant que parents d’enfant unique vous avez pu faire ce choix dans l’optique de pouvoir lui offrir un maximum d’expériences comme l’inscrire à un club de sport, faire de beaux voyages en famille, ce qui ne serait peut-être pas possible financièrement si vous aviez plusieurs enfants.

Un choix parfois difficile à expliquer

Les raisons qui motivent la décision de n’avoir qu’un enfant sont souvent très personnelles, il peut donc être parfois gênant de les révéler à l’entourage. Pour répondre aux remarques et aux questions concernant ce choix, vous êtes amenés à dévoiler certaines choses qui peuvent raviver un sentiment de culpabilité.

C’est le cas par exemple si vous avez décidé de ne pas avoir d’autres enfants suite à une mauvaise expérience, comme des complications lors de la grossesse ou l’accouchement.

Il peut s’agir également de difficultés à avoir un enfant. Quand vous avez eu la sensation de vivre le parcours du combattant pour avoir un bébé, sa venue vous comble totalement et vous n’êtes pas forcément prêts à revivre cette expérience.

Ces raisons font souvent naître un sentiment de culpabilité chez les parents, vous pensez que vous êtes égoïstes, et ce sentiment est ravivé lorsque que vous expliquez votre choix à votre entourage.

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